Accueil / Quitter la France / S’installer en Suisse

S’installer en Suisse : forfait fiscal, frontaliers, le guide 2026

Sources BOFiP · conventions citéesMis à jour le 13 juin 2026
S’installer en Suisse

La Suisse attire deux profils très différents : les patrimoines importants qui visent le forfait fiscal (imposition d’après la dépense), et les actifs qui deviennent frontaliers ou résidents. Les règles diffèrent radicalement selon votre cas. Voici les deux voies, avec les chiffres 2026.

Le forfait fiscal (imposition d’après la dépense)

Réservé aux étrangers sans activité lucrative en Suisse, le forfait fiscal impose sur la base de votre train de vie, pas de vos revenus réels. À Genève, les seuils 2026 viennent d’être indexés : la base de dépense minimale s’établit à CHF 435 000 au niveau fédéral et CHF 426 357 au niveau cantonal. C’est un outil d’installation patrimoniale pour les grandes fortunes.

Devenir résident suisse

Si vous vous installez en Suisse avec une activité, vous y devenez imposable. Vous perdez le statut frontalier et basculez sous la fiscalité suisse, généralement plus favorable que la française sur les hauts revenus, avec de fortes variations entre cantons.

Le statut frontalier

Si vous résidez en zone frontalière française et rentrez au moins une fois par semaine, vous restez frontalier. L’avenant du 25 juillet 2025, en vigueur au 1er janvier 2026, pérennise le télétravail : vous pouvez désormais télétravailler jusqu’à 40 % de votre temps depuis la France sans perdre votre régime suisse.

La convention franco-suisse

La convention bilatérale évite la double imposition et organise le crédit d’impôt : l’impôt à la source prélevé en Suisse est reconnu en France. Le 2e pilier (prévoyance) a un traitement spécifique au retour, à anticiper.

L’exit tax : cas particulier hors UE

La Suisse n’étant pas dans l’UE/EEE, le sursis d’exit tax n’est pas automatique : il faut le demander, avec garanties et représentant fiscal. À organiser au moins 90 jours avant le départ. Chiffrez votre exit tax.

Exemple chiffré

Un dirigeant fortuné s’installe à Genève sous forfait fiscal : son impôt est calculé sur une base de CHF 435 000, indépendamment de ses revenus mondiaux réels qui peuvent être bien supérieurs. L’économie face à la France peut être considérable, mais le forfait suppose de ne pas travailler en Suisse et un patrimoine conséquent.

Chiffrez votre départ

Le diagnostic gratuit reprend votre exit tax, vos arbitrages et votre calendrier. Chiffrer mon départ →

Questions fréquentes

Le forfait fiscal est-il accessible à tous ?

Non. Il est réservé aux étrangers sans activité lucrative en Suisse, et suppose une base de dépense minimale élevée (CHF 435 000 à Genève en 2026).

Puis-je télétravailler depuis la France en restant frontalier ?

Oui, jusqu’à 40 % de votre temps de travail annuel depuis 2026, sans perdre votre régime d’imposition suisse.

Que devient mon 2e pilier ?

Son sort, notamment au retour en France, mérite une analyse dédiée : le retrait et l’imposition dépendent du moment et de votre résidence.

Sources : CGI art. 167 bis ; convention France-Suisse et avenant du 25 juillet 2025 ; barèmes forfait Genève 2026 ; BOFiP. Données vérifiées juin 2026. Guide pédagogique, ne remplace pas une analyse personnalisée.

Vous reviendrez peut-être un jour : quitter la Suisse pour rentrer en France, le guide du retour.