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Les 37 termes qui décident de votre imposition

Chaque définition en français clair, avec le piège associé et l’outil qui le chiffre.

Résidence fiscale · Article 4 B du CGI · Convention fiscale bilatérale · Cascade conventionnelle · Purge des plus-values · Flat tax (PFU) · Prélèvements sociaux · Taux minimum (20/30 %) · Taux moyen · Régime des impatriés (art. 155 B) · Prime d’impatriation · Exit tax (art. 167 bis) · Article 750 ter du CGI · Crémaillère de l’art. 784 A · Convention successorale · IFI · Article 123 bis du CGI · Établissement stable · Siège de direction effective · Formulaire 3916 · Split year · CRS (échange automatique) · FATCA · Saving clause · Departure tax (disposition réputée) · Tax clearance · RNH / IFICI (Portugal) · Remittance basis · Imposition territoriale · Taux conventionnel (retenue à la source) · Formulaires 5000 / 5001 · Indicateur (apport d’affaires) · SCI à l’IR ou à l’IS · LMNP · Déficit foncier · Quitus / quasi-résident (Suisse) · Kit (Retour, Implantation...)

Résidence fiscaleAller à l’outil ↗

Le pays autorisé à imposer l’ensemble de vos revenus mondiaux. En France, l’article 4 B du CGI vous y rattache si vous y avez votre foyer, votre activité principale ou le centre de vos intérêts économiques : un seul critère suffit. À ne jamais confondre avec la nationalité ou le titre de séjour.

Article 4 B du CGIAller à l’outil ↗

Le texte français qui définit la résidence fiscale par trois critères alternatifs : foyer ou lieu de séjour principal, activité professionnelle principale, centre des intérêts économiques. La cascade des conventions ne joue qu’en cas de double résidence.

Convention fiscale bilatéraleAller à l’outil ↗

Traité entre deux États qui répartit le droit d’imposer chaque catégorie de revenu et prime sur le droit interne. La France en a signé environ 124 : chacune a sa fiche sur notre carte du monde.

Cascade conventionnelleAller à l’outil ↗

L’ordre impératif de départage en cas de double résidence : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité. Le premier critère qui tranche arrête la cascade.

Purge des plus-valuesAller à l’outil ↗

Céder ses titres pendant la non-résidence (même en les rachetant aussitôt) pour fixer un nouveau prix de revient : les gains antérieurs échappent à la flat tax française si le pays de résidence ne les taxe pas. La fenêtre se ferme au transfert de résidence.

Le prélèvement forfaitaire unique français sur les revenus du capital : 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, LFSS 2026). Option possible pour le barème progressif.

Prélèvements sociauxAller à l’outil ↗

CSG, CRDS et prélèvement de solidarité sur les revenus du capital : 17,2 % en location nue, 18,6 % en meublé et sur les plus-values, mais 7,5 % seulement pour les affiliés à un régime de sécurité sociale EEE, Suisse ou Royaume-Uni : l’écart se réclame rétroactivement.

Taux minimum (20/30 %)Aller à l’outil ↗

Le taux plancher appliqué aux revenus français des non-résidents : 20 % jusqu’à un seuil, 30 % au-delà, sauf option pour le taux moyen lorsqu’il est plus favorable.

Option ouverte aux non-résidents : être imposé au taux résultant de l’ensemble de leurs revenus mondiaux plutôt qu’au taux minimum. Souvent favorable aux revenus modestes ; à recalculer chaque année.

Régime des impatriés (art. 155 B)Aller à l’outil ↗

Jusqu’à 8 ans d’exonération partielle d’impôt sur la rémunération (prime d’impatriation) et certains revenus passifs étrangers, pour qui revient en France recruté depuis l’étranger après 5 ans de non-résidence. Condition fatale : contrat signé avant le retour.

Prime d’impatriationAller à l’outil ↗

La part de rémunération liée à l’impatriation, exonérée d’impôt dans le cadre du 155 B : montant réel prévu au contrat ou forfait de 30 % de la rémunération nette.

Exit tax (art. 167 bis)Aller à l’outil ↗

Imposition des plus-values latentes au départ de France pour les patrimoines en titres dépassant 800 000 € (ou 50 % d’une société) : sursis de paiement sous conditions, dégrèvement après un délai de détention.

Article 750 ter du CGIAller à l’outil ↗

Le texte qui fixe l’assiette française des droits de succession et donation internationaux : il attrape largement le patrimoine mondial dès que le défunt ou un héritier (6 ans sur 10) réside en France, sauf convention successorale contraire.

Crémaillère de l’art. 784 AAller à l’outil ↗

L’imputation de l’impôt successoral payé à l’étranger sur l’impôt français, limitée aux biens situés hors de France : elle atténue les doubles impositions sans les effacer.

Convention successoraleAller à l’outil ↗

Convention distincte de celle sur le revenu, qui répartit l’imposition d’une succession entre deux États. Rare : une trentaine de conventions en disposent (Maroc, Belgique, Italie, États-Unis, Émirats...). La fiche de votre convention le précise.

Impôt sur la fortune immobilière, au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net taxable. Les non-résidents n’y sont soumis que sur leurs actifs immobiliers français ; les nouveaux arrivants bénéficient d’un sursis partiel de 5 ans sur leurs biens étrangers.

Article 123 bis du CGIAller à l’outil ↗

Dispositif anti-abus qui impose en France les bénéfices d’entités étrangères faiblement taxées détenues à plus de 10 % par un résident français, même sans distribution. Le piège classique des montages offshore de particuliers.

Établissement stableAller à l’outil ↗

Présence économique suffisante d’une entreprise dans un pays pour y devenir imposable : siège de direction effective, installation fixe d’affaires ou agent dépendant. Une société étrangère pilotée depuis la France est imposable en France.

Siège de direction effectiveAller à l’outil ↗

Le lieu où les décisions stratégiques d’une société sont réellement prises : c’est lui, et non le pays d’immatriculation, qui fixe la résidence fiscale d’une société.

Formulaire 3916Aller à l’outil ↗

La déclaration annuelle française de chaque compte, contrat ou portefeuille détenu à l’étranger : 1 500 € d’amende par compte omis et par an, prescription allongée à 10 ans.

Découpage de l’année fiscale l’année d’un départ ou d’un retour : période non-résident (revenus français seuls) et période résident (revenus mondiaux) se déclarent séparément. Le mécanisme britannique du même nom en est l’exemple type.

CRS (échange automatique)Aller à l’outil ↗

Le standard mondial d’échange automatique d’informations bancaires entre administrations : votre résidence déclarée à la banque remonte vers le fisc de l’autre État. La cohérence du dossier prime.

Le dispositif américain d’échange d’informations : les institutions financières du monde entier déclarent les comptes des US persons à l’IRS. Inséparable de la « saving clause » de la convention franco-américaine.

Clause des conventions américaines par laquelle les États-Unis se réservent le droit d’imposer leurs citoyens comme si la convention n’existait pas : un Américain résident de France reste soumis à l’IRS.

Departure tax (disposition réputée)Aller à l’outil ↗

Mécanisme par lequel certains pays (Canada, Australie...) imposent les gains latents au jour du départ, comme si les actifs étaient vendus. Crée un second calendrier de sortie à articuler avec le calendrier français.

Quitus fiscal exigé par certains pays avant le départ (Singapour avec l’IR21 par exemple) : l’employeur gèle le dernier salaire jusqu’au feu vert de l’administration. À anticiper de deux mois.

RNH / IFICI (Portugal)Aller à l’outil ↗

Le régime portugais des résidents non habituels, fermé aux nouveaux entrants depuis 2024 (statuts acquis jusqu’en 2031), remplacé par l’IFICI réservé aux profils innovation : la sortie du Portugal se planifie désormais sans filet local.

Remittance basisAller à l’outil ↗

Régime (Irlande, Malte, historiquement le Royaume-Uni) où les revenus étrangers ne sont imposés localement que s’ils sont rapatriés : la qualification de chaque flux devient décisive.

Imposition territorialeAller à l’outil ↗

Système (Singapour, Hong Kong, Malaisie...) où l’impôt local ne frappe que les revenus de source locale : les plus-values privées y échappent largement, d’où des fenêtres de purge précieuses avant un retour.

Taux conventionnel (retenue à la source)Aller à l’outil ↗

Le plafond que la convention impose à l’État de la source sur les dividendes ou intérêts sortants. Il se lit dans le texte officiel : nous ne publions jamais un taux conventionnel non vérifié.

Formulaires 5000 / 5001Aller à l’outil ↗

Les attestations de résidence fiscale qui permettent d’appliquer directement le taux conventionnel sur les dividendes français : sans elles, retenue au taux interne et des mois pour récupérer le trop-perçu.

Indicateur (apport d’affaires)Aller à l’outil ↗

Statut de simple mise en relation, sans présentation de contrats ni recommandation personnalisée : c’est le rôle de le site vis-à-vis de ses partenaires réglementés, encadré par une convention écrite.

SCI à l’IR ou à l’ISAller à l’outil ↗

Les deux régimes fiscaux d’une société civile immobilière : transparence à l’IR (déficit foncier, abattements de détention) contre IS (amortissements, mais plus-values lourdes à la sortie). L’écart se chiffre sur 15-20 ans, pas sur un slogan.

Location meublée non professionnelle : régime français d’amortissement du bien qui réduit le revenu imposable. Pour un non-résident, prélèvements sociaux à 18,6 % et inscription SIRET requise.

Déficit foncierAller à l’outil ↗

Imputation des travaux sur le revenu global jusqu’à 10 700 € par an (21 400 € pour certaines rénovations énergétiques, dispositif prorogé jusqu’à fin 2027) : un levier pour les bailleurs non-résidents au régime réel.

Quitus / quasi-résident (Suisse)Aller à l’outil ↗

Statuts propres à la convention suisse : le quasi-résident frontalier peut opter pour une taxation ordinaire genevoise s’il réalise l’essentiel de ses revenus en Suisse. Les règles varient canton par canton.

Kit (Retour, Implantation...)Aller à l’outil ↗

Notre livrable généré en ligne : calendrier personnalisé, courriers types, liste de contrôles et rappels d’échéances, produit sans intervention humaine et inclus dans les missions. L’équivalent du « dossier » qu’un cabinet facturerait en heures.

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