S’installer au Canada : le guide fiscal complet 2026
Le Canada attire les Français pour sa qualité de vie et ses opportunités. Fiscalement, s’y installer fait de vous un non-résident français : vous n’êtes plus imposé en France que sur vos revenus de source française. La convention de 1975 organise le partage. Voici le guide complet.
Devenir non-résident français
En vous installant au Canada, vous devenez non-résident fiscal de France : vous n’y êtes plus imposé sur vos revenus mondiaux, mais uniquement sur vos revenus de source française (loyers, par exemple). Encore faut-il que la rupture soit réelle et documentée.
La convention France-Canada de 1975
Les relations fiscales sont régies par la convention du 2 mai 1975, complétée côté québécois par une entente spécifique. Elle évite la double imposition et répartit le droit d’imposer selon le type de revenu.
L’imposition canadienne
Une fois résident canadien, vous êtes imposé au Canada sur vos revenus mondiaux, au barème fédéral et provincial (le Québec a sa propre fiscalité). Les taux peuvent être élevés, mais le système diffère de la France sur de nombreux points (plus-values, dividendes).
Ce qui reste imposé en France
Vos loyers français restent imposables en France : taux minimum de 20 % jusqu’à environ 27 519 €, 30 % au-delà. Affilié à la sécurité sociale canadienne, vous êtes exonéré de CSG/CRDS sur ces revenus.
L’exit tax avant de partir
Le Canada étant hors UE/EEE, le sursis d’exit tax suppose une demande avec garanties. À organiser avant le départ. Chiffrez votre exit tax.
Exemple chiffré
Un couple s’installe à Montréal : ils deviennent non-résidents français et ne déclarent plus en France que les loyers de leur appartement parisien, imposés à 20 % sans prélèvements sociaux (affiliation canadienne). Le reste de leurs revenus relève du Canada et du Québec.
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Questions fréquentes
Suis-je encore imposé en France au Canada ?
Uniquement sur vos revenus de source française (loyers, plus-values immobilières françaises). Le reste relève du Canada.
Le Québec a-t-il sa propre fiscalité ?
Oui, le Québec applique sa propre imposition en plus du fédéral, avec une entente fiscale spécifique avec la France.
Sources : CGI art. 167 bis, 244 bis ; convention France-Canada du 2 mai 1975 ; BOFiP. Données vérifiées juin 2026. Guide pédagogique, ne remplace pas une analyse personnalisée.